
“Les Européens pourront-ils apporter des garanties de sécurité crédibles à l’Ukraine ?” s’interroge Le Temps. “À Paris, ce jeudi 27 mars, la ‘coalition de volontaires’ emmenée par le couple franco-britannique a tenté de finaliser son plan en cas de cessez-le-feu pour que plus jamais la Russie n’attaque Kiev. Sans réel succès apparent”, assène le quotidien suisse.
Depuis plusieurs semaines, “la France et le Royaume-Uni coordonnent leurs efforts en vue d’un déploiement européen en Ukraine afin de sécuriser les sites les plus sensibles, tels que les villes, les ports et les bâtiments officiels, et dissuader toute future agression russe”, rappelle le Financial Times.
“Mais la coalition a revu ses ambitions à la baisse ces dernières semaines, face aux divisions entre les pays de l’Union européenne (UE), exacerbées par le refus du président américain, Donald Trump, de garantir que le contingent pourra s’appuyer sur la logistique et les services de renseignements américains”, ajoute le quotidien.
De fait, jeudi, à Paris, la coalition de 31 pays “s’est montrée totalement désunie quant à l’idée de déplacer une force militaire de dissuasion européenne sur le sol ukrainien”, malgré les efforts de persuasion d’Emmanuel Macron, qui “a tenu à préciser qu’en aucun cas elle ne remplacerait l’armée” ukrainienne, rapporte El País.
Beaucoup de questions et peu de réponses
Ces troupes n’auraient “pas vocation à être des forces de maintien de la paix, à être présentes le long de la ligne de contact ou à se substituer aux forces ukrainiennes”, a précisé le président français, cité par La Libre Belgique. Les “forces de réassurance” seraient stationnées dans “certains endroits stratégiques identifiés avec les Ukrainiens”, a-t-il ajouté.
“Le dirigeant français est toutefois sorti de plusieurs heures de négociations – dont un appel téléphonique avec le président Trump – sans aucun engagement public des autres pays européens à envoyer des troupes”, constate The Wall Street Journal.
“Pour l’instant”, le Royaume-Uni et la France se contenteront donc d’“envoyer une équipe en Ukraine afin de déterminer le nombre de soldats européens dont Kiev aurait besoin et où les déployer”, note le quotidien américain. “Les conseillers travailleront également avec l’armée ukrainienne pour s’assurer qu’elle est formée et équipée pour dissuader l’agression russe”, a ajouté Macron.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a lui aussi reconnu que la “force de réassurance” était loin de faire l’unanimité. “Il y a beaucoup de propositions de la part des dirigeants”, a-t-il déclaré à l’issue du sommet. “Il y a encore beaucoup de questions” et “peu de réponses”, a-t-il ajouté, selon The Kyiv Independent.
Pour The New York Times, tout cela “aggrave le sentiment d’incertitude entourant les efforts diplomatiques visant à mettre fin aux combats”.
“Pas le moment” de lever les sanctions contre Moscou
Il y a un sujet, en revanche, qui a fait “l’unanimité” au sein de la coalition, souligne The Guardian. “Les dirigeants européens ont convenu que ce n’était ‘pas le moment’ de lever les sanctions contre la Russie” et qu’aucun assouplissement n’était envisageable tant que “la paix n’aurait pas été clairement établie”.
La Russie a en effet réclamé, en préalable au cessez-le-feu en mer Noire négocié par les États-Unis cette semaine, la levée de certaines sanctions économiques – une exigence que Washington semble disposé à satisfaire.
Mais ce sont les Européens qui ont la main sur ce sujet, observe Politico Europe. “Même si les États-Unis peuvent faire pression, de nombreuses sanctions – comme l’exclusion des banques russes du système de paiement international Swift – sont imposées par l’Union européenne”, explique le site.

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