Jacques VILLENEUVE
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Jacques Joseph Charles Villeneuve
Born the 9 april 1971 - Saint-Jean-sur-Richelieu (Quebec) - 53 years
Nation : Canada
First Grand Prix :
Australia 1996
Last Grand Prix :
Germany 2006
Best result :
1st
Best grid position :
1st
 
World Champion in  1997
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Rank on finish line
Average: 7,05
• Vainqueur des 500 miles d'Indianapolis en 1995
• Champion de CART en 1995

En Formule 1, le talent du pilote dépend aussi de sa monoplace. Jacques Villeneuve en fit les frais.


Jacques est le fils de Gilles Villeneuve, décédé durant les essais du Grand Prix de Belgique à Zolder en 1982. Aussi étonnant que cela paraisse au vu du palmarès de son père, Jacques ne s'intéressait pas du tout à la course automobile du vivant de son père. C'est à l'issue d'un essai dans une école de pilotage que la machine se lance.

En 1989, après quelques années de karting, il s'engage dans le championnat de F3 d'Italie. Il termine treizième en 1990 puis sixième l'année suivante. En 1992, il est vice-champion de F3 japonaise et se classe troisième du Grand Prix de Macao. La saison suivante démarre l'aventure américaine avec une troisième place au championnat de Formule Atlantic.


Champion IndyCar

En 1994, Jacques pilote pour l'écurie Forsythe dans le championnat IndyCar. Lors des 500 Miles d'Indianapolis, il s'élance de la quatrième position et termine à la deuxième place. Il remporte une victoire en fin de saison sur le circuit d'Elkhart Lake. Il termine le championnat à la sixième place avec le titre de « Rookie of the year ». L'année suivante, il commence sa saison par une victoire à Miami puis remporte les 500 Miles d'Indianapolis. Il remporte deux victoires supplémentaires ce qui lui permet de remporter le titre.


En F1 chez Williams

L'aventure F1 démarre en 1996, où Jacques est engagé chez Williams-Renault comme coéquipier de Damon Hill, lui aussi fils de pilote. Et le talent arrive vite, en Australie il décroche la pole pour son premier Grand Prix, puis terminera deuxième de la course, derrière son coéquipier, après avoir mené presque toute la course. Seul un souci technique le forcera à ralentir puis à laisser passer Hill. Il remporte sa première victoire lors de la quatrième manche sur le circuit de Nürburgring. Jacques dispute le titre avec Damon Hill jusqu'à la dernière épreuve au Japon, où la perte d'une roue lui ôte toute chance de triompher. Mais qu'importe, toute la saison le Québécois a montré l'étendue de son talent. Son meilleur Grand Prix est celui du Portugal à Estoril, où il se permet de doubler Michael Schumacher dans la parabolique par l'extérieur, une manœuvre très osée. Plus loin, il dépose littéralement pour Hill pour s'assurer une nouvelle victoire, sa quatrième et dernière de la saison.


En 1997, avec le départ de Hill pour Arrows, la route est libre pour le pilote québécois, qui va remporter sept victoires. Mais il n'eut pas la partie facile contre Michael Schumacher et sa Ferrari. L'Allemand mène le championnat une bonne partie de l'année grâce à sa régularité, car Jacques abandonne souvent lorsqu'il ne gagne pas. Après deux victoires successives en Autriche et au Nürburgring, Jacques aurait pu se croire à l'abri mais à Suzuka, il est déclassé pour dépassement sous drapeaux jaunes tandis que Schumacher gagne.


Avant la dernière manche à Jerez, Schumacher est en tête du championnat avec un point d'avance sur Jacques. Parti en pole, Schumacher mène le début de course mais Jacques le harcèle. Au 48ème tour, alors Jacques tente de lui faire l'intérieur, l'allemand tente le même coup que face à Hill en 1994, réaliser un accrochage pour que les deux pilotes abandonnent. Sauf que cette fois, si Schumacher termine dans le bac à graviers, Jacques reste en piste, et termine à la troisième place, ce qui lui permet de remporter la couronne mondiale, devant le pilote Ferrari qui sera dépossédé de son titre de vice-champion.


Pour la saison 1998, Jacques envisage de rester chez Williams, et c'est le début des désillusions. Renault abandonne officiellement la F1 en tant que motoriste, les Williams se retrouvent avec un moteur Mecachrome, en fait un V10 Renault rebadgé. Jacques ne retrouve plus la pole, ne remporte plus de courses, il est talonné par son coéquipier Heinz-Harald Frentzen, ne monte que deux fois sur le podium, est victime d'un violent accident à Spa. En Allemagne, le titre n'est plus possible, et ne le sera plus jamais. Il se classe cinquième au championnat et décide alors de rejoindre l'écurie British American Racing, ex-Tyrrell, écurie de son ami, qui fait aussi office de manager Craig Pollock.


BAR

Mais la BAR-Supertec est calamiteuse et Jacques voit son score vierge de tout point. Pire, il dut attendre la fin de saison pour voir le drapeau à damiers. Seule bonne performance, le Grand Prix d'Espagne, où il tient longtemps la troisième place avant de devoir rentrer au garage.


En 2000, il respire à nouveau, le nouveau moteur Honda lui permet de marquer des points, et il termine quatre fois quatrième en course. Au Canada, sous la pluie, il aurait même pu l'emporter sans une erreur de stratégie de son écurie. Il aurait pu marquer encore plus de points si sa monoplace avait été plus fiable, mais le progrès par rapport en 1999 n'est pas négligeable.


La saison 2001 est moins bonne en termes de points marqués, même si Jacques monte deux fois sur le podium, en Espagne et en Allemagne. Il se classe septième au championnat comme l'année précédente. Mais son nouveau coéquipier Olivier Panis lui fait légèrement de l'ombre et après trois années d'échec, la question d'un départ de chez BAR est posée. Hélas pour lui, il s'entête et reste dans cette équipe dont il est actionnaire. Il va le regretter amèrement.


L'intersaison 2001-2002 lui réserve une mauvaise surprise: son ami Craig Pollock est débarqué de la direction de BAR pour être remplacé par David Richards. Ce dernier ne l'aime pas, ce qui est réciproque. Dès lors, le Canadien n'est plus maître chez soi et ses résultats vont en pâtir. La BAR 004 est une monoplace très médiocre et Jacques se traîne en fond de grille. Il doit attendre Silverstone pour marquer ses premiers points avec une quatrième place. Le reste n'est que déception: nombreux abandons et places en fond de grille...


En 2003, il est assommé par son coéquipier Jenson Button qui marque bien plus de points et s'impose comme le leader de BAR-Honda. David Richards, se sépare du Canadien et de son salaire exorbitant avant le dernier Grand Prix de la saison, au Japon. Jacques se retrouve donc sans volant pour l'année suivante.


Intérim chez Renault

Il est annoncé chez Williams pour remplacer Ralf Schumacher, mais rien n'aboutit. En septembre 2004, Flavio Briatore fait appel à lui pour remplacer Jarno Trulli chez Renault, parti avant la fin de la saison. Mais un an d'inexpérience ce n'est pas rien, et ses trois courses se soldent par deux dixièmes places et une onzième. Cependant Jacques signe un contrat de deux ans chez Sauber-Petronas.


Sauber

La saison 2005 n'est pas très brillante, même si grâce aux disqualifications des BAR-Honda, le pilote canadien termine quatrième à Saint-Marin, son meilleur résultat depuis bien longtemps. Mais sur l'ensemble, il est dépassé par Felipe Massa, son coéquipier, qui part d'ailleurs chez Ferrari à l'issue de la saison. Au même moment, Peter Sauber vent son écurie à BMW. Mario Theissen devient le nouveau patron de l'équipe et souhaite se débarrasser rapidement du Québécois, mais ce dernier à un contrat à opposer.


Jacques reste donc dans l'équipe, rebaptisée BMW Sauber, en 2006. Cette année-là, il marque quelques points mais est surclassé par son coéquipier Nick Heidfeld. De plus, le troisième pilote de l'équipe, le jeune Polonais Robert Kubica, est très rapide en essais libres et se pose ainsi en rival de Jacques. Au Grand Prix d'Allemagne, il se blesse légèrement lors d'une grosse sortie de route. Theissen se sert de ce prétexte pour le remplacer aussitôt par Kubica, avant de le remercier officiellement après le Grand Prix de Hongrie.


L'après F1

Ne trouvant aucun volant de Formule 1 disponible, Jacques se tourne vers la NASCAR, mais n'arrive pas à trouver un employeur. En 2007, il s'engage avec Peugeot qui fait son grand retour en Endurance. Il dispute ses premières 24 heures du Mans aux côtés de Marc Gené et Nicolas Minassian, mais doit abandonner peu avant la fin de l'épreuve. Fin 2007, Jacques parvient enfin à rejoindre la NASCAR au sein l'équipe Bill Davis Racing en Craftsman Truck Series (la troisième division de la NASCAR). Il est également autorisé à courir pour la première fois en Nextel Cup à Talladega, où il finit vingt-et-unième.


En 2008, Jacques tente de se qualifier pour le prestigieux Daytona 500, mais n'y parvient pas. Faute de commanditaire, il doit alors abandonner la NASCAR. Heureusement pour lui, il retrouve un volant chez Peugeot en Endurance. Le 11 mai 2008, il décroche sa première victoire depuis onze ans en remportant les 1000 Km de Spa aux côtés de Gené et Minassian. Avec ce même équipage, il termine deuxième au Mans après avoir longtemps mené la course devant les Audi. A la fin de la saison, il trouve un volant en Speedcar, un championnat de stocks cars où se retrouvent d'anciennes gloires de la F1.


En 2008 et 2009, il dispute aussi quelques épreuves de Top Race V6, le championnat argentin de stocks cars, sans résultat marquant. Il fait également quelques apparitions en NASCAR Canadian Tire Series et en Nationwide Series, la deuxième division de la NASCAR. En revanche, sa collaboration avec Peugeot cesse et le Canadien abandonne l'Endurance.


Jacques n'a en fait toujours pas oublié la F1 et tente de s'engager dans une des nouvelles équipes invitées à disputer la saison 2010. Le champion du monde 1997 noue des contacts avec USF1 puis Lotus, sans succès. Finalement, il est proche d'un accord avec l'écurie serbe Stefan GP, qui envisage d'utiliser les châssis et moteurs de Toyota, qui vient de se retirer. Mais la FIA refuse d'inscrire Stefan au championnat, et le rêve d'un deuxième come-back en F1 s'évanouit à nouveau pour lui.


A l'été 2010, il annonce travailler à créer sa propre écurie afin de disputer la saison 2011 de F1. Ce projet développé en partenariat avec Durango est baptisé Villeneuve Racing. Cependant le Canadien ne parvient pas à réunir les fonds nécessaires et la FIA rejette sa candidature.


De 2011 à 2013, il participe au Trophée Andros et remporte une victoire, en 2013, à Saint-Dié-des-Vosges. Cette même année, il rejoint Canal+ pour commenter les Grand Prix aux coté de Julien Fébreau.

En 2014, Jacques conclut un accord avec l'écurie Schmidt Peterson Motorsport pour participer aux 500 Miles d'Indianapolis. Il s'élance de la vingt-septième position et termine quatorzième de la course. En 2018, il participe à des courses de Rallycross au volant d'une Subaru. En 2021, à 50 ans, il s'engage dans le championnat NASCAR Euro Series et remporte une victoire sur le circuit de Vallelunga.

Julien et Tony