De Brest (1er août 1785) aux îles Hawaï |
Après Madère (13 au 16 août 1785) (1), escale de Ténériffe (19-30 août 1785) (2), où l’astronome
Monge débarque pour des raisons de santé.
A cette étape de l'exposition sont expliquées les diverses méthodes
de calcul des longitudes, indispensable
pour situer sa position.
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Pour ce faire, deux
méthodes : calcul grâce aux horloges marines
ou par les distances lunaires, à bord et à
terre. Tente d’observatoire, quart de cercle
de Langlois, lunette méridienne, Traité des
Horloges marines de Berthoud, sextant, cercle
de Borda, tables astronomiques, télescope,
etc., évoquent les
moyens de l’époque mis à la disposition
de l’astronome Lepaute-Dagelet.
Courte escale à l'île de la Trinité (Brésil, 18 octobre 1785) (3).
En Amérique du Sud, escale à Sainte-Catherine (Brésil, du 6 au 19 novembre
1785) (4), passage du Cap Horn (9 février 1786) (4), puis relâche à La Conception (Chili, du 24 février
au 15 mars 1786) (5) où, lors d’une fête, est
utilisé le ballon emporté par Monneron.
Escale du 9 au 10 avril 1786 à l'île de Pâques (Chili) (6). Celle des 28 et 29 mai à Mowée (îles Hawai, baptisées Sandwich par Cook) (7) est particulièrement émouvante,
car c’est à Hawai (Kealakekua Bay) que Cook fut tué par les naturels
le 14 février 1779. Des vues de scènes d’échange,
tapas et calebasses montrent la nécessité
de créer un rapport pacifique avec les
populations rencontrées. Cela importe
d’autant plus que, à chaque escale, il est
vital de pouvoir approvisionner le navire
de vivres frais, d’eau douce et de bois.
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Route des frégates françaises LA BOUSSOLE et L'ASTROLABE lors de l'expédition autour du monde de Lapérouse - Doc Mairie d'Albi |
L’escale au Port des Français (aujourd’hui Lituya Bay, en Alaska), du 4 au 30 juillet
1786 (8), a pour but la négociation
de peaux de loutres de mer. |
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Elle est
dramatiquement marquée par la noyade
de 21 marins lors d’une reconnaissance
de l’approche de la baie le 13 juillet.
Une lettre de Fleuriot de Langle et un
extrait du journal original de Lapérouse évoquent cette catastrophe représentée
en 1806 par L.P. Crépin dans une grande
peinture d’histoire demeurée célèbre.
Brosse en os, élément de harpon et
d’hameçon, dent d’ours perforée, outils
divers en pierre, dont un magnifique pilon
en forme de tête de lamentin font partie
des nombreux objets ethnographiques
collectés dans la zone américaine et présentés dans cette exposition. |
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Plan du Port des Français,
par Blondéla, 1786
Centre Historique des Archives
Nationales © MnM / A. Fux
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Vue du fond du Port
des Français - Lavis par Duché
de Vancy, juillet 1786
Service Historique de la Défense,
département Marine © MnM
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L’escale de Monterey (Californie) du
15 au 24 septembre 1786 (9) est, dans le cadre
de l’exposition, l’occasion de montrer le
travail des scientifiques polyvalents que
sont les naturalistes : La Martinière, le Père
Receveur (également aumônier à bord
de L’Astrolabe) et Collignon, le jardinier-botaniste.
Dessins de promerops, perdrix ou oursins,
caisses de transport des plantes, graines
de muscade, coquillage et minéraux,
fioles en verre et pots en terre cuite,
pilon, scalpels, épingles et pinces sont
autant d’illustrations de ces activités.
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Caisses pour le transport
des plantes, dessins aquarellés
accompagnant le mémoire
de Thouin
pour diriger le jardinier
de l’expédition dans les travaux de son
voyage autour du monde, 1785 -
Centre historique des Archives
Nationales © MnM / A. Fux |
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