Plus de huit pères sur dix se disent différents de leur propre père
Plus de huit pères sur dix se disent différents de leur propre père et un sur deux ne se sent pas autant reconnu que la mère par la société, selon une enquête de l'Union nationale des associations familiales (Unaf) à paraître jeudi.© 2016 AFP
Plus de huit pères sur dix se disent différents de leur propre père et un sur deux ne se sent pas autant reconnu que la mère par la société, selon une enquête de l'Union nationale des associations familiales (Unaf) à paraître jeudi.
Selon cette enquête diffusée à quelques jours de la fête des pères, 86% des 11.000 répondants déclarent que l'éducation qu'ils donnent à leurs enfants est différente de celle qu'ils ont reçue de leurs pères, notamment en ce qui concerne l'implication, la présence ou l'écoute.
45% déclarent avoir été influencés par d'autres personnes que leur père concernant l'exercice de leur paternité. Ceux-ci désignent le plus souvent leur mère (43%) et leur conjointe ou ex-conjointe (20,6%).
56% des pères (et même 66% des pères «solos») ont le sentiment que leur rôle est considéré comme moins important que celui de la mère, 42% aussi important et 1% plus important.
54% pensent que la justice familiale prend des décisions injustes concernant le lieu de résidence des enfants en cas de séparation, contre seulement 21% qui pensent qu'elle prend des décisions justes, les autres ne se prononçant pas.
Leur perception négative de la justice familiale est influencée par les actions spectaculaires et médiatisées menées ces dernières années par des pères qui s'étaient sentis lésés.
En revanche, les pères «solos» (600 ont répondu à l'enquête) sont plus nombreux que les autres à estimer que la justice prend des décisions justes (38% d'entre eux).
Le fait d'être «présent» auprès de ses enfants est perçu comme la qualité principale du «bon père».
47% estiment ne pas disposer de suffisamment de temps à passer avec leurs enfants, et parmi ceux-ci, 75% blâment leur activité professionnelle. Pour 79%, ce manque de temps engendre un sentiment d'insatisfaction.
La majorité des pères (84%) disent ne pas avoir de difficulté pour réaliser les tâches parentales. S'ils rencontrent des difficultés, c'est pour le suivi de la scolarité de l'enfant (46% des pères), le coucher et le contrôle du sommeil (31%).
Un total de 11.000 pères (dont 600 pères «solos»), dans 48 départements, ont répondu à cette enquête réalisée de mars à octobre 2015. Les questionnaires avaient été envoyées à 3.000 ménages par département.