Trump impose 25 % de taxes sur toutes les voitures non fabriquées aux Etats-Unis

Etats-Unis : Trump annonce des droits de douane de 25 % sur toutes les voitures étrangères

bras de ferDonald Trump annonce une taxe de 25 % sur tous les véhicules non fabriqués aux États-Unis, y compris chinois, européens et canadiens. Les réactions sont vives, et les constructeurs américains eux-mêmes pourraient être pénalisés
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

L'essentiel

  • Donald Trump annonce l’imposition de droits de douane permanents de 25 % sur tous les véhicules non fabriqués aux États-Unis à partir du 2 avril : « Nous allons faire payer les pays qui font des affaires dans notre pays et prennent notre richesse ».
  • Cette mesure suscite des réactions indignées, notamment de la part du Premier ministre canadien Mark Carney, qui accuse Washington de « trahir les accords commerciaux nord-américains », et d’Ursula von der Leyen, la présidente de l’UE, qui exprime sa « profonde préoccupation ».
  • Les constructeurs automobiles américains pourraient être affectés par cette décision, car ils dépendent largement des importations de véhicules et de composants, comme Ford qui importe 20 % de ses voitures vendues aux États-Unis.

Nouvelle offensive commerciale de Donald Trump. Le président américain a annoncé mercredi l’imposition de droits de douane permanents de 25 % sur tous les véhicules non fabriqués aux États-Unis, qu’ils viennent d’Europe, de Chine, du Canada ou du Mexique. « Nous allons faire payer les pays qui font des affaires dans notre pays et prennent notre richesse », a lancé Trump, confirmant que cette taxe entrerait en vigueur le 2 avril.

Un conseiller du président a précisé que cette nouvelle taxe s’ajoutera aux 2,5 % déjà existants, portant le total à 27,5 % pour chaque voiture importée. Elle accompagnera également le lancement de droits de douane dits « réciproques », un dispositif plus large que Trump prévoit d’annoncer le même jour.

125 % de taxes sur les voitures chinoises

Le cas des voitures électriques chinoises, déjà soumises à une taxe de 100 % depuis août 2024, est particulièrement spectaculaire puisqu’avec la nouvelle mesure, elles seront désormais taxées à hauteur de 125 %.

Trump a par ailleurs lié cette pression commerciale à une autre bataille : la vente de TikTok. Menacée d’interdiction aux États-Unis si elle n’est pas cédée par sa maison mère ByteDance d’ici le 5 avril, la plateforme pourrait devenir une monnaie d’échange. « Si la Chine approuve la vente, peut-être que je leur accorderai une petite réduction sur les droits de douane », a-t-il déclaré mercredi depuis la Maison-Blanche.

Des réactions indignées au Canada et en Europe

Les réactions politiques n’ont pas tardé. Le Premier ministre canadien Mark Carney a accusé Washington de trahir les accords commerciaux nord-américains. « Ces droits de douane contre notre industrie automobile sont une attaque directe contre les travailleurs canadiens. »

Côté européen, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a exprimé sa « profonde préoccupation » sur X (ex-Twitter). « Les tarifs douaniers sont des taxes – mauvaises pour les affaires, pires pour les consommateurs tant aux Etats-Unis qu’en Europe. » L’Union européenne, déjà engagée dans un bras de fer commercial avec Washington sur l’acier et l’aluminium, a reporté à mi-avril ses propres contre-mesures pour tenter de maintenir le dialogue.

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Des conséquences pour les constructeurs américains

La mesure pourrait aussi fragiliser l’industrie automobile américaine, qui dépend largement de l’importation de véhicules ou de composants. Ford, par exemple, importe 20 % de ses voitures vendues aux États-Unis.

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