«Je comprends son ras-le-bol fiscal»: Thierry Cotillard, patron d’Intermarché, «en phase» avec Bernard Arnault sur la surtaxe du gouvernement
«La vraie solution, c’est de s’attaquer à la dépense publique, et de savoir où va l’argent qu’on met en impôts», affirme le président du Groupement des Mousquetaires sur le plateau d’«Esprit d’Entreprise» du Figaro TV.
Passer la publicité Passer la publicitéAlors que le budget 2025vient d’être adopté ce mercredi après des semaines de bataille, les réactions continuent de se multiplier à la tête des grandes entreprises sur la taxe exceptionnelle à laquelle le texte va les soumettre cette année. Et pour cause : celle-ci devrait concerner plus de 450 entreprises pour 2025, allant de 20,6% du montant de l’impôt sur les bénéfices de 2024 pour celles ayant généré entre 1 et 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, jusqu’à 41,2% pour celles dépassant les 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Après la charge de Bernard Arnault la semaine dernière sur l’impact d’une telle mesure sur l’attractivité de la France, cette surtaxe avait provoqué une passe d’armes musclée entre le PDG de LVMH et Michel-Édouard Leclerc, le porte-parole des enseignes E.Leclerc. Le patron du géant du luxe propriétaire de Louis Vuitton, Dior et Moët Hennessy, avait fustigé un impôt «poussant à la délocalisation». Une position que le médiatique distributeur avait qualifiée de «chantage» à la délocalisation.
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Une alerte légitime
Reçu cette semaine sur le plateau d’«Esprit d’Entreprise» du Figaro TV, le président du groupement Les Mousquetaires (Intermarché, BricoMarché, Bricorama) Thierry Cotillard a estimé que la sonnette d’alarme tirée par le milliardaire n’était pas illégitime. Bien au contraire. «Bien sûr que je comprends son ras-le-bol fiscal, qui pèse sur les entreprises et les Français (...) Quand on est une entreprise, on a une logique économique de se dire que cela va peser sur l’économie, sur les investissements, sur l’embauche. Donc je suis assez en phase avec ce que dit Monsieur Arnault», explique le dirigeant.
«Surtout en tant que citoyen et chef d’entreprise, on a envie de se dire que la taxe ne peut être la seule solution, ajoute-t-il. La vraie solution, c’est de s’attaquer à la dépense publique, et de savoir où va l’argent qu’on met en impôts. Cela, on n’en parle pas assez, et c’est la réaction normale d’un citoyen qui s’intéresse à la bonne gestion de son pays».
Selon le dirigeant du groupement coopératif de 53 milliards d’euros de chiffre d’affaires, cette contribution exceptionnelle pèsera à hauteur de «plusieurs millions d’euros» sur les comptes de la centrale d’achat du groupement d’entrepreneurs indépendants. C’est certes loin des 700 à 800 millions d’euros de contribution additionnelle calculée par le leader mondial du luxe LVMH. Mais, bien qu’ils évoluent sur des secteurs diamétralement opposés, les deux patrons partagent donc le même constat. Lundi, Dominique Schelcher, le PDG de Coopérative U, avait de son côté affirmé ne voir «aucune difficulté à avoir une surtaxe ponctuelle», en contrepartie de baisses réelles des dépenses de l’État.
Jumbo100
le
Une bonne partie de nos impots part comme de l'eau deversée dans un desert: ... elle s'evapore et part aussi dans le sable.. mais peu d'eau arrive a l'oasis
anonyme
le
Quand il ne restera plus d’entreprises créant de la valeur il ne restera plus que la guerre civil.
Car le travailleur n’acceptera plus de gagner moins qu’un bénéficiaire des prestations sociales.
Vive Macron et la paupérisation…
Anonyme
le
Les énarques politiciens et autres responsables publiques sont gavés à l argent publique . Incapables de mettre en œuvre une politique d économie des dépenses publiques.