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L'enseignement des Décrétales à l'université de Paris au Moyen Âge

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L'ENSEIGNEMENT DES DÉCRÉTALES A L'UNIVERSITÉ DE PARIS AU MOYEN AGE

Les auteurs qui ont écrit, du point de vue historique, sur le programme d'enseignement exposé avant le x\ie siècle à la Faculté de décret de l'uni\ersité de Paris (nous dirions aujourd'hui la Faculté de droit canonique), ont prétendu que cette dernière, tout appliquée à faire connaître la législation condensée dans le Décret de Gratien, a tenu en maigre estime les collections officielles de décrétales des papes, avant, à partir de 1210, complété et dépassé maître Gratien. Xolre ancienne Faculté est suspectée, en somme, d'avoir négligé la partie la plus \i\ante du Coipwi juris canonici, en abandonnant le traitement à des débutants, à de simples bacheliers accomplissant les exercices scolaires d'initiation*.

Il est de fait que, d'après les statuts, tout jeune bachelier devait, avant de pouvoir briguer la licence, interpréter pendant un certain temps devant ses camarades les Décrétais de Grégoire IX, le Sexte et les Clementina. Nous sa\ons, par exemple, qu'au début d'octobre 1415, 93 bacheliers étaient inscrits2 pour se livrer, au cours de l'année, à ces exercices prescrits. Mais le nombre même de ces « lecteurs » suffit à démontrer que cela ne pouvait constituer un enseignement approfondi et cohérent. L'explication des Décrélales réduite à ce svstème eût laissé à désirer.

En fait, et nous allons le démontrer, c'est par suite d'une confusion, qu'on a prétendu réduire à ces cours assez secondaires la méthode de connaître les décrétales pontificales.

On sait qu'après l'apparition à Bologne (vers 1140) du Décret de Gratien, celui-ci devint rapidement le manuel que commentèrent et glosèrent à l'envi les clercs étudiant la législation sacrée. Ces derniers étaient dits maîtres ou docteurs en décret, par opposition aux gradués ès-lois (civiles). Parti de Bologne, le mouvement s'étendit bientôt à Paris, où, dès 1170 au moins, nous trouvons des professeurs de droit canon et de droit civil, les premiers étant des décrétistes, des maîtres en décret. C'est la réunion en

1. C. Thurot, De l'organisation de l'enseignement dans l'université de Pans au Moyen Age (Paris, 1850), p. 170; P'érils, la Faculté de droit dans l'ancienne université de Pans (1890), p. 113. 2. Marcel Fourmer et Léon Dorez, la Faculté de décret de l'université de Pans au XVe siècle (Paris, Collection de l'Histoire générale de Paris), t. I, p\ 135.

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